En partant d’une simple phrase mélodique, d’une tourne de percussions ou d’une composition plus écrite, les musiciens arrangent, dérangent, s’arrangent, essaient, reprennent, y reviennent. Leur musique se construit au jour le jour, chacun amène son vécu, ses idées, joue de ses atouts, et de ses limites, pour nourrir les compositions et la vie du groupe.
Ça sonne parfois fanfare, électro. Ça frise parfois le cri, ça laisse aussi place au presque rien... Et ne croyez pas que tous ces changements, toutes ces ruptures, entraînent un quelconque brouillage. Bien au contraire, c’est une réelle unité qui se dégage du groupe. Unité portée par une complicité basse/batterie étonnante qui groove férocement.
Les trois soufflants, eux, changent de casquette au gré des compositions, tantôt mélodique, tantôt rythmique, ils jouent aussi l’accord. Et puis le clavier chatoyant, le mélodica aux accents accordéonistiques, la machine à multiples pistes, le berimbau venu d’ailleurs…